Infinity – La critique

Infinity la critique

 

Non, vous ne rêvez pas un premier article sur les dans les Dessous du Troll. Cela ressemble tant à un jeu de plateau (dont on aurait amoureusement peint les pions et réalisé la table de jeu) que j’avais envie de le placer. Bref, nous allons parler d’, si ça ne vous dit rien, imaginez que vous jouiez Ghost in the Shell à la manière d’X-com. Et si ça ne vous aide pas non plus, la suite est pour vous.

 

Fonctionnement

Infinity est un jeu d’ dans un univers proche qui se veut dynamique, létal et orienté scénario, produit par . Les figurines sont assez petites (28mm) et une partie permet d’en aligner environ une quinzaine de chaque côté.

Le fluff est celui d’un futur proche.  Après une spatiale, les civilisations humaines ont évoluées chacune de leur côté jusqu’à adopter un caractère propre ; mais souvent issu de leur faction terrienne historique. C’est un monde très high-tech où les humains cohabitent avec des IAs autonomes, des drones ou des méchas. Ces civilisations s’opposent dans des guerres larvées et des conflits de basse intensité, d’où un recours massif à l’infanterie dans des corps d’armées de petites tailles.

Sa grosse particularité est que les tours se jouent de manière alternée mais pas totalement. Le joueur actif va initier des actions via ses figurines, mais celles-ci pourront être interrompues brutalement par celles du joueur adverse. On déroge assez du système le plus commun « moi jouer toutes mes figs, pendant que toi serrer les fesses ». Le joueur qui n’est pas actif, est tout de même réactif, et peut déclarer des tirs, du piratage ou des esquives à la suite d’une action d’une figurine adverse qui rentrerait dans sa ligne de vue.

Les ordres des figurines sont aussi interchangeables. Ainsi une figurine particulièrement adaptée à une situation pourra être activée plusieurs fois de suite au détriment d’une autre. La déclaration des actions est toute aussi intéressante, le joueur actif déclare sa première moitié d’ordre et attend de connaître la réaction de son adversaire avant de déclarer la suite.

Enfin, la large palette de compétences et équipements dont disposent les factions en font un jeu très tactique, ou la composition de la liste et le placement priment sur le hasard.

 

Critique

Ce jeu est très dynamique et peu souvent orienté vers la destruction totale de l’adversaire (même si cela permet de résoudre parfois un scénario). Les parties officielles sont limitées à 6 tours, mais au bout de 2 ou 3, on a l’impression d’en avoir joué 10. Il peut y avoir jusqu’à une centaine d’actions par tour de jeu du côté actif ; le joueur réactif n’a pas non plus le loisir de se reposer un tour sur deux.

La plupart des figurines ont en moyenne un point de vie et 14 chances sur 20 de tirer correctement sur une cible à découvert. C’est clairement un jeu létal, où les décors et le placement des figurines prennent une part importante. Un joueur habitué aux snipers ne sortira jamais sans son laser de maçonnerie pour vérifier les lignes de vue. « Le coup de chance épisodique » est pour le coup présent, une situation peut se retourner suite à un hasard exceptionnel même si certains profils sont moins égaux que d’autres devant la mort.

Les règles sont bâties sur un schéma très simple à assimiler. Le socle généraliste présente le fonctionnement des jets de (nombre et seuils) en fonction des situations ; et celui-ci va être complété par les compétences et l’équipement des figurines qui rajoutent leurs propres exceptions. Ainsi, on peut débuter très vite en connaissant le cœur et en jouant des unités aux tactica « simples ».

Les factions sont très différentes entre elles avec des unités très diverses ; mais l’équilibrage du jeu se fait au niveau global. Sur un même scénario, on peut jouer une liste orientée combat, spécialiste ou populeuse. Chacune apportant des avantages,  des inconvénients et un rythme de jeu différent.

Et pour finir, un petit coup de cœur, les règles et les d’unités sont disponibles gratuitement sur le net. Cela facilite grandement l’initiation et permet d’avoir une idée du jeu sans effectuer d’achats préalables.

 

 

Le site officiel : http://www.infinitythegame.com/

Army, l’outil de création de liste : http://www.infinitythegame.com/dt_army/

Le forum des joueurs francophones : http://www.bureau-aegis.org/forum/index.php

 

Infos du jeu
Editeur : Corvus Belli
Type : Jeu de figurines futuriste escarmouche
Nombre de joueurs : 2
Prix : Nécessite 10-20 figurines pour 5-7€ chacune

 

GTSoul

Die zombie hippie ! Die !