
Vous êtes vous jamais demandé pourquoi un tentacule sort de dessous votre lit ? C’est parce que ces bons à rien d’enquêteurs n’ont pas été foutus de fermer correctement un portail !
Histoire
Le thème est lancé, sauf si vous n’avez pas reconnu l’univers de Cthulhu, tout droit sorti de l’esprit dérangé de Lovecraft. Salem se veut un jeu de plateau comme il y a en déjà d’autres sur l’univers de Cthulhu, on y retrouve donc toutes les références connues tel que les Grands Anciens, les portails, le Nécronomicon. Il se révèle moins complexe que sont grand frère Horreur à Arkam, mais reprend les bases du jeu.
Système de jeu
Le but du jeu est de bannir le grand ancien de l’université et de fermer tous les portails maléfiques de la ville. Vous aurez reconnu le jeu de coopération. Vous êtes donc, vous et vos amis enquêteurs, des gens assez farfelus, accompagnés du professeur Robert Craven pour combattre et repousser le mal. Le souci étant que le mal est plus à même de vous faire perdre ; que vous de le vaincre. En effet, comme dans pratiquement tous les jeux en coopération il y a plus de moyens de perdre que de gagner, à raison ici de 4 pour 1.
Vous disposez de cartes représentant les divers lieux de la ville et pour vous déplacer vous devez dépenser une des ces cartes, le seul moyen de les récupérer est de retourner à l’université. Chaque lieu a des objet précédemment tirés qui vous seront utiles dans votre quête pour identifier les portails, regagner des points de santé mentale et pour détruire les monstres. Car le mal progresse en même temps que vous : des monstres sont tirés puis placés dans la ville, ce qui vous oblige à les combattre sous peine de perdre de la santé mentale à chaque fois que vous passez dans le lieu, ou de déclencher leur pouvoir spéciaux aussi destructeurs que de re-mélanger tous les portails.
Le but est de découvrir tous les anciens pour savoir lequel d’entre eux apparaîtra dans le portail de l’université avant que le mal ne progresse trop ; sinon vous perdrez. Vous devez ensuite battre l’ancien, fermer le portail de l’université ainsi que tous ceux dans la ville. Vous perdez si vous fermez un portail qui s’avérait être un mur (pas un vrai portail), ou si le mal arrive à la fin de son parcours et qu’il ne reste qu’au plus un joueur encore sain d’esprit (il ne pourra pas à la fois tuer l’ancien et fermer le portail).

Critique
A ce moment là de la critique, vous comprenez un peu mon point de vue. Ce jeu est très facile à perdre, et je n’ai à mon actif qu’une seule partie gagnée. Le plus frustrant dans ce jeu, sont les portails dans la ville, car non seulement on doit d’abord envoyer quelqu’un avec des lunettes pour vérifier qu’il y a bien un portail derrière (car si on le ferme et que c’est un mur on perd la partie) ; mais ensuite on doit encore envoyer quelqu’un qui a le glyphe du lieu pour le fermer. Tout cela en même temps que combattre les monstres dans la ville, mais en cherchant aussi le grand ancien, et surtout avant de sortir trois monstres sorcières qui re-mélangent tous les portails non fermés.
Le point positif du jeu est qu’il est assez simple à comprendre ce qui n’est pas forcement le cas de son aîné car il est possible d’y jouer à 8 joueurs alors que Salem ne se joue que jusqu’à 4. L’ambiance retranscrit bien un livre de Lovecraft. Ce qui amène donc à un packaging soigné par le plateau de jeu et les cartes.

Vous avez compris Salem est un challenge à part entière pour les joueurs. Il n’est donc pas à mettre entre toutes les mains car il pourrait décourager plus d’un. Les fans de Cthulhu seront ravis d’avoir un autre jeu sur ce thème. A vous de voir si le tentacule vous intéresse.
| Infos du jeu | |
|---|---|
| Editeur : Iello | |
| Type : jeu de plateau | |
| 2 à 4 joueurs | |
| Classification : A partir de 12 ans | |
| Prix : 30€ |