Kobolds ate my Baby (KAMB) part d’un constat tout simple : la chair d’un kobold est plus délicieuse qu’un poulet mais n’arrivera jamais à la cheville, que dis-je à la cuisse de la chair d’un bébé humain. Comment mieux caractériser un Kobold qu’en pensant aux petites créatures qu’affrontent des rôlistes fantasy quand leur niveau est compris entre 1 et 2 ?
Fonctionnement
Joueur, vous en avez marre de sauver des chatons ? MJ, vos joueurs poutrent vos minions et vos scénars ? La solution est simple : réduisez l’intrigue et mangez les animaux mignons. Partez avec vos compagnons canidés semer le trouble et le chaos au nom de votre maître maléfique; et même avec un peu de chance vous vous souviendrez de la tâche importante qu’il vous a confié. Bon de là à l’accomplir, vous êtes et restez un stupide kobold.
KAMB possède un système de règles assez simple, BEER, en commun avec WarHamster du même éditeur. Cinq attributs principaux à tirer qu’on additionne pour donner les attributs secondaires. Et on y ajoute un système de défaut/avantages. Voilà !
Comme son nom l’indique, celui-ci se prend sans précaution, d’une main ferme et emprunte certains aspects des jeux à boire. Aboyer de plus en plus fort permet de relancer ses dés ; répondre par un tirade à chaque citation de son nom prévient d’une mort horrible ; et d’autres règles arrivent en jeu pour perturber les joueurs. Et le tout sans oublier que le quotient intellectuel de votre personnage vous laisse penser qu’il sort d’un coma éthylique.
Le MJ pensera à créer une intrigue qui poussera ces affables créatures à sortir du donjon de leur maître. Et bien sûr aux châtiments qui les attendent si ceux-ci y remettent les pieds sans avoir accompli leur quête. Le reste se construira autour des déambulations des personnages. L’univers reste assez banal, comme si D&D et Toons s’étaient isolés un moment sans précaution : de l’héroïc fantasy, au second degré. Il ne faut pas oublier que leur Dieu Vor, vit sa condition divine comme une punition, devant la bêtise de ses ouailles.
Les illustrations sont signées John Kovalic (Munchkin, Dork Tower).
Critique
Un kobold ça ne sait rien faire. Deux kobolds n’en savent guère plus ; si ils ne se sont pas mangés entretemps. Un groupe de kobolds apporte suffisamment d’énergie pour dynamiser la table sur un rayon de 50m tout en nécessitant le niveau de RP d’un joueur de Magic. Les personnages meurent rapidement et se recréent à la volée ; les règles sont ultra simplistes et l’histoire se construit au fur et à mesure des déboires de nos amis anthropomorphes.
Attention à ne pas lancer un « MANGER BEBE » à la cantonade d’une maternelle. Le public attenant se doit d’être compréhensif ou sourd, car ce jeu est un défouloir. Une fin de convention pour ceux qui attendent leur train et qui veulent suicider leurs derniers neurones et cordes vocales.
| Infos du jeu |
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| Editeur : 9th Level |
| Type : JDR bière et bretzels |
| Nombre de joueurs : 4 à 10 ou plus si vous aimez le danger |
| Prix : En rupture de stock, le piratage tue des bébés phoques. Mais si vous spammez 9lg_sales@comcast.net , ce serait publié pour 15$ |
